Lycée Marguerite de Valois                       Travaux Personnels Encadrés

Quelles conséquences peuvent avoir les différents types
de terrorisme sur la société ?
Le terrorisme indépendantiste














       L'Euskadi Ta Askatasuna (Pays Basque et liberté), ou ETA, est une organisation armée clandestine indépendantiste basque, d'orientation socialiste et agissant par le terrorisme. Elle fut crée en juillet 1959. Cette région du Nord de l'Espagne, fortement catholique et conservatrice, participait à la lutte du mouvement carliste contre le pouvoir de Madrid, jugé trop libéral.
       Sous le régime franquiste, les spécificités politiques et culturelles des Basques ont été fortement combattues et réprimées, et la langue basque interdite. A cette époque, l'Eglise catholique animait les mouvements d'opposition à Madrid. L'ETA, à l'image de l'IRA irlandaise entamait sa lutte armée au cours des années 1960, en prennant pour cibles les forces armées et de police espagnoles.
       Protégés à la fois par de nombreux prêtres catholiques et par des militants syndicalistes et anarchistes, les membres de l'ETA ont acquis une certaine légitimité populaire. Le relatif isolement de l'Espagne (en raison de la nature non démocratique de son régime) renforçant le prestige de l'ETA. L'assassinat du chef du gouvernement, l'amiral Carrero Blanco, à Madrid en 1973, a marqué un tournant décisif en montrant la capacité d'organisation et de violence de l'ETA.
       A l'issue de la "transition démocratique" (1975-1978), la constitution espagnole a reconnu le principe d'autonomie des régions, qui était voulu tout particulièrement par la Catalogne et par le Pays Basque. Soucieux d'effacer certains mauvais souvenirs du franquisme, les différents gouvernements de Madrid ont ensuite très souvent cédé aux exigences, tant des catalans que des basques.
       Aujourd'hui, le gouvernement basque est "souverain" en matière  d'éducation, d'action culturelle, d'aménagement du territoire et de sécurité intérieure. De ce fait, cette région dispose de la plus grande autonomie administrative et politique de toute l'Union Européenne, au point d'avoir des prérogatives qui vont à l'encontre de l'unité de l'Etat espagnol.
       Or la satisfaction des revendications nationalistes ne s'est pas accompagnée de la fin du terrorisme. Les efforts faits par les autorités espagnoles pour répondre aux demandes basques n'ont pas été reconnus: au contraire, l'ETA a amplifié sa lutte en cherchant à provoquer délibérément une rupture de la démocratie espagnole par des actions permanentes de provocation meurtrière envers les armées, la police, la Guardia Civil et les institutions judiciaires, pour les obliger à intervenir dans la rue et donc à liquider les acquis de la "transition". Ainsi, la tentative de putch de 23 février 1981 menée par certains militaires répondait à une volonté de désagrégation de l'Etat-nation recherchée par les nationalistes basques et catalans.
       De l'autre côté des Pyrénées et pendant de nombreuses années, la France avait constitué le sanctuaire des terroristes qui bénéficiaient de l'appui des mouvements indépendantistes (basque français : Iparetarak, et breton : FLB). Le paradoxe était que la lutte armée de l'ETA était dirigée désormais contre un Etat démocratique sans que les partenaires européens de l'Espagne ne fussent vraiment conscients qu'il s'agissait d'un terrorisme contre la démocratie et non d'une revendication, en partie justifiée mais depuis longtemps satisfaite par Madrid.
       Ce n'est qu'à partir des années 1984-1985, lorsque le terrorisme d'Action Directe et du Proche-Orient a commencé à endeuiller la France, que les gouvernements français ont réalisé le caractère menaçant de l'ETA et  ont entamé une collaboration officielle avec les autorités espagnoles.
       Aujourd'hui la coopération policière et judiciaire est particulièrement étroite avec notamment la présence d'un officier de gendarmerie et d'un magistrat spécialisé dans la lutte antiterroriste à l'ambassade de France à Madrid. Depuis une dizaine d'années, malgré les changements politiques intervenus dans les deux pays, la ligne d'action suivie par les autorités n'a pas varié.

       Les principales conséquences des actions de l'ETA
Les conséquences économiques :
·    Baisse des investissements en provenance du reste de l'Espagne, mais également de l'étranger.
·    Baisse du nombre d'implantations d'entreprises et augmentation des délocalisations.
·    Diminution du volume des impôts dû à de nombreux flux migratoires.

Les conséquences sociales :
·    Solde migratoire négatif.
·    Sentiment de peur et d'insécurité.
·    Sentiment de colère, manifestations anti-ETA.

Les conséquences politiques :
·    Affaiblissement du pouvoir du gouvernement qui parfois ne sait pas comment réagir…
·    Nombreux conflits internes.
·    Confrontations entre les différents partis politiques qui se répercutent sur les citoyens.
·    Régression de la démocratie au pays basque.
·    Forte instabilité politique.


Terrorisme politique :
- Attentats et assassinats d'ETA en Espagne

- Attentats des Brigades rouges en Italie

- Attentat de la Piazza Fontana décembre 1969, attribué aux Brigades Rouges

- Mitraillage à l'aéroport de Lod en Israël par trois terroristes de l'Armée Rouge Japonaise, le 30 mai 1972

- Attentat à la voiture piégée au Liban contre Rafiq Hariri en février 2005

- Attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center

- Attentats à Madrid du 11 mars 2004

- Attentats du 23 juillet 2005 à Charm el-Cheikh

- Tentative d'assassinat à Rome du pape Jean-Paul II par Mehmet Ali Agca en 1981

- Dépôts de mines dans les ports et organisation d'une lutte armée de paramilitaires par les États-Unis au Nicaragua entre 1982 et 1988

- Destruction d'un avion de ligne Sud Coréen par les services secrets de la Corée du Nord le 29 novembre 1987

Terrorisme religieux ou raciste :
- L'attentat de la rue des Rosiers à Paris en 1982

- L'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo par la secte bouddhiste Aum Shinrikyo en 1995

- Les attentats dans le métro parisien en 1995 par les membres du Groupe islamique armé (GIA)

- Attentat de Bali en Octobre 2002, 200 morts

- Attentats à Casablanca du 16 mai 2003

- Les attentats du 7 juillet 2005 à Londres

- Attentats du 1 octobre 2005 à Bali, 26 morts

Terrorisme séparatiste ou d'indépendance :       
- L'IRA, le séparatisme basque, corse, breton

- L'enlèvement et l'assassinat du ministre du Travail du Québec Pierre Laporte, ainsi que l'enlèvement du diplomate britannique, James Richard Cross par une cellule du Front de libération du Québec (FLQ)

- La prise d'otages à l'opéra de Moscou puis à l'école de Beslan par des terroristes tchétchènes

- Les attentats-suicides palestiniens en Israël depuis les accords d'Oslo jusqu'à nos jours
Classe de 1er ES 2

Ballon Emilie
Bouquet Maxime
Maurin Guillaume
Bibliographie


- Encyclopedia Universalis
- Le Monde
- Le Monde Diplomatique
- Problèmes Economiques
- Courrier International
- Wikipedia
- www.oecd.org
Exemples
d'attaques terroristes